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L’Abbaye de Benon fait partie intégrante de notre commune.

Fondation

Abbaye de la Grâce de DieuSa fondation est liée au schisme d'Anaclet : deux papes rivaux, Anaclet II et Innocent II, s'affrontent au XIIème siècle. Lors d'une rencontre en Poitou, en 1135,  St Bernard de Claivaux présente l'hostie à Guillaume X qui, touché par la grâce, se convertit et décide de fonder, sur ses terres de Benon, une abbaye Cistercienne qu'il place sous la protection de la Vierge Marie, Notre Dame de la Grâce de Dieu.

L’Abbaye est construite à partir de 1136 sur les terres ainsi octroyées à Bernard de Clairvaux par les donations de Guillaume X et confirmée le 25 mars 1136 puis à nouveau confirmée par Richard Cœur de Lion (qui se prépare à partir en croisade), puis encore par Aliénor d’Aquitaine. D’autres seigneurs de moindre importance emboîtent le pas aux donateurs originels et Robert de Montmirail, Pierre Bertin (prévôt de Benon), Guy de Thouars, Eble de La Laigne, Guillaume Bardon y allèrent aussi de leurs donations en échange de messes régulières pour le salut de leur âme. Ce mouvement de donation se poursuit d’ailleurs jusqu’au XVIème siècle.

 L’Abbaye de la Grâce-Dieu adopta la règle cistercienne, puisqu’elle était « fille » de l’Abbaye de Clairvaux.

Ordre cistercien. (définition)

L'ordre cistercien (en latin Ordo cisterciensis) est un ordre monastique de droit pontifical. C'est une branche réformée des bénédictins dont l'origine remonte à la fondation de l'Abbaye de Cîteaux par Robert de Molesme en 1098.

Mode de vie

L’abbé de Clairvaux édicte des règles très strictes pour ses moines :

De novembre à Pâques, le lever est fixé à 2 heures du matin, mais à 1 heure les dimanches et fêtes. Ce sont « les mâtines » et la messe durait deux heures environ. Les heures suivantes se passent en prière puis à 6 heures, la deuxième messe (prime) a lieu, avec célébration de l’eucharistie. (À 9 heures 30, on ajoute le dimanche une messe solennelle). À 7 heures se tient le chapitre. Une prière d’ouverture, la lecture du martyrologe, la commémoration  des frères défunts, puis la lecture de la règle se succèdent dans la salle capitulaire avant que l’abbé ne prenne la parole et que chacun n’ auto proclame les fautes par lui commises et  ne reçoive ses pénitences. À 12 heures, un repas chaud est servi, suivi à 13 heures 30 ou 15heures de l’office de l’après-midi ou none. À 16 heures, c’étaient les vêpres, à 18 heures le deuxième repas et à 19 heures ou 20 heures le dernier office de la journée, se terminant par un examen de conscience.

En plus de ces obligations permanentes d’observation des rites religieux auxquels s’ajoutent aussi les messes et les prières à observer pour les donateurs de biens à l’abbaye, il faut aussi trouver 7 heures par jour pour le travail commun, ce qui était en réalité impossible et était souvent ramené à 5 heures Mais, si on calcule le temps de veille, on s’aperçoit que les moines étaient pour l’essentiel privés de sommeil. Pour mettre un terme définitif à toute velléité d’énergie contestatrice, Bernard de Clairvaux avait aussi rendu obligatoire pour chaque moine en (trop) bonne santé, une saignée tous les 3 mois, presque aussi fréquente donc, que la toilette corporelle complète à laquelle ils n’ont droit que tous les deux mois.

Prospérités de l’abbaye

Abbaye de la Grâce de DieuLes moines participent à la vie économique de la commune. Ils disposent de nombreux moulins répartis sur tout le territoire et jusqu'à La Rochelle, ainsi qu’à l’assèchement du marais poitevin. Sur notre commune le secteur de l’étang est également asséché par les moines.

L’Abbaye s’est développée au début de sa création avec la création de plusieurs bâtiments.

Lors de la guerre de cent ans (1337-1453) elle subit des dommages importants avec un incendie vers l’année 1395.

Une fois cette guerre terminée, l’Abbaye se reconstruit avec des bâtiments du plus grand éclat. Mais les guerres civiles et religieuses apportent son lot de désolation et à la fin du XVI eme siècle elle fut dévastée et détruite par les huguenots.

En 1663, l’abbé renonce à restaurer l’église qui est trop délabrée et décide d’ériger une nouvelle église dans l’ancien réfectoire qui sera réalisée en récupérant les matériaux de l’ancienne église.

abbaye3.png

Les pigeonniers sont reconstruits également en 1720.

abbaye4.pngEn 1733, devant l’insécurité des bâtiments, une nouvelle église est construite à la demande du prieur et des moines. Ce bâtiment est ensuite détruit à la fin du XVIII eme siècle et les matériaux servent à la construction de l’église du Gué d’Alleré.

A partir de cette date les bâtiments se détériorent et les moines peu nombreux quittent l’abbaye.

En 1791, à la révolution, l’Abbaye est déclarée bien national. S’étalant sur 250 hectares, elle est vendue aux enchères pour un montant de 20 000 livres de l’époque au sieur Thomas Jean Main de Niort.

Elle reste la propriété de cette famille jusqu'à sa vente le 7 décembre 1893.

 Le 7 décembre 1893, Louis Godet rachète l'abbaye qui n'a plus ni église ni cloître mais toujours son remarquable pigeonnier ou fuye. 

L’abbaye est restaurée au fils des ans . Une partie des bâtiments est classée au patrimoine, aux monuments historiques depuis de nombreuses années. Actuellement, son passé , son histoire et son site permettent d’accueillir de belles réceptions.

(article réalisé à l'aide des oeuvres de Marcel Bonneau)



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